Notre Histoire

Notre histoire : Public Histoire 1983 - 2013, trente ans de passion en partage

En 2013, Public Histoire fête ses trente ans ! En 1983, nous avons été les premiers en France à rapprocher le temps de l’entreprise et celui de l’histoire, à accorder l’histoire d’entreprise et la communication interne et externe, à faire de l’histoire d’entreprise un outil de mémoire, d’identité, de partage et de transmission[1].

 

La démarche de Public Histoire est issue au début des années 1980 d’un voyage de Félix Torres aux Etats-Unis, pays de la « Public History », née outre-Atlantique au milieu des années 1970 et des réflexions menées dans le séminaire de l’Institut d’Histoire du Temps Présent animé par son fondateur et premier directeur, François Bédarida (1926-2001). L’histoire et les historiens sortaient de l’université, entraient dans les entreprises et les institutions, assumaient un « rôle social »[2]. Les 21 et 22 mai 1985, Public Histoire organise à Blois, avec le groupe Saint-Gobain, le 1er colloque d’histoire appliquée aux entreprises, publié par Maurice Hamon et Félix Torres sous le titre Mémoire d’avenir. L’histoire dans l’entreprise [3]. C’est, de l’avis général, le coup d’envoi en France d’une nouvelle démarche, l’histoire dans l’entreprise.

 

Des années 1980 aux années 1990, Public Histoire, installé rue Henri Barbusse à Clichy, puis boulevard Saint-Germain (Ve) à Paris, prend son essor en étoffant son expérience et son savoir-faire. Notre méthode est celle de l’historien : recueil et analyse des sources bibliographiques, archivistiques et documentaires (presse, etc.), complétées par un solide programme d’entretiens, composé de toutes les catégories de l’entreprise, responsables, décideurs, hommes de terrain, emblèmes de métier afin de n’« oublier personne ». Il s’agit de reconstituer de façon fiable et précise la trame chronologique du parcours de l’entreprise, sans se réduire à une liste de dates. L’histoire consiste à reconstruire la complexité des trajectoires parcourues, à dégager des cycles temporels (périodisation), des hiérarchies causales multiples (politiques et stratégies générales, organisations et structures, technologie et innovation, social, territoires, cadre national et international, etc.), en bref en restituant la diversité et la complexité du passé face aux images trop fixistes des mémoires individuelles et collectives. Dans cette perspective, l’Histoire dans l’entreprise est à la fois une enquête, une analyse et une écriture[4]. Quand il arrive à celle-ci, le public historien est un chroniqueur. Il doit reconstituer les grands moments d’un passé collectif pour un large public, tout en donnant à le comprendre. C’est ce que le distingue de l’histoire universitaire classique ou « business history », cette dernière marquée par un style, des préoccupations et la recherche de causalités d’abord académiques. Pour sa part, l’historien dans l’entreprise doit, sans déterminisme, emmener le lecteur dans le passé et le conduire vers le temps présent, ce qui signifie expliquer comment l’entreprise ou l’institution qui accueille sa démarche est devenue ce qu’elle est… avant les inévitables changements à venir. L’histoire trouve sa pertinence (notion de relevant history) dans l’explication du devenir de l’entreprise ou institution qui fait la demande de son histoire. Répétons-le : l’Histoire est à la fois une enquête, une analyse et une écriture. Enfin, notre approche éditoriale consiste – à l’exception des brochures de communication – de réaliser de « vrais » livres, conçus comme tels, avec du « fond », c’est-à-dire du contenu, des ouvrages qui soient édités et diffusés en librairie par des éditeurs partenaires ou directement par nous-mêmes.

 

Les réalisations de Public Histoire s’enchainent, des histoires des entreprises à celle des collectivités. Citons, en matière d’histoire d’entreprise : Alcatel Alsthom (1993) ; France Telecom (1995) ; Merlin Gerin (1992) ; Midi libre (1995) ; Rhône-Poulenc (1995)… En matière d’histoire de collectivités et de territoires, citons la collection « Auguste-Thouard dans la ville », avec quatre titres sur les métamorphoses de la capitale : Le Quartier François Ier, Paris s’éveille à l’Est, Le nouveau Montparnasse et Le Cœur de Paris (de 1988 à 1991) ; Marne-la-Vallée (1991) ; Paris La Défense. Métropole européenne des affaires (1987 et 1989, en français en en anglais, premier livre consacré au quartier de La Défense) ; et des travaux pionniers comme Chooz de A à B. Une histoire de la filière à eau pressurisée chez EDF (1996, en français, anglais et chinois) ; Lafarge Coppée. L’identité d’un groupe (1989) ou Sligos. Mémoire de la carte vue par ses collaborateurs (1993). Partenaires de plusieurs éditeurs prestigieux comme Larousse et Le Moniteur, nous travaillons principalement avec la maison Albin Michel au sein d’une filiale d’édition commune, Public Histoire Albin Michel (PHAM).

 

La fin des années 1990 et le tournant des années 2000 approfondissent notre expertise, avec de nouvelles réalisations. En matière d’histoire d’entreprise : BNP Paribas (2000) ; Crédit Agricole d’Ile-de-France (2002) ; Crédit Municipal de Lille (1999), la plus ancienne société dont nous ayons fait l’histoire, puisque l’ancien Mont-de-Piété de Lille est né en 1607, dans ce qui était alors les Pays-Bas espagnols… ; La Dépêche du Midi (2003), L’envol des cigognes. Histoire du groupe EMC (2000), qui se voit décerné le Top Com d’Or 2000 ; Schneider, avec T. de la Broise (1996) ; Quartier Français. Une histoire réunionnaise, notre première enquête outre-mer (2004)… Nous multiplions les histoires d’organismes et d’institutions : AFPA (1999) ; Institut Français du Pétrole (2001) ; Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris (2001) ; Ineris (2005) ; UNCCAS (2006) ; avec le point d’orgue que représente Un siècle de réformes, le livre du centenaire du ministère du Travail, la première histoire (sinon la seule) globale d’un ministère en France (2006).

 

Nous explorons de nouvelles territoires, ceux de la mémoire de sites : CEA et Cogema Marcoule (2005) ; CEA Saclay (2002) ; Citroën Charleville (1999) ; SNCF Longueau en Picardie (2009)… Des mémoires d’entrepreneurs : Norbert Dentressangle (2005) ; Xavier Dupont (1999) ; Robert Esnault-Pelterie, le pionnier français de l’Air et de l’Espace, avec J. Villain, une biographie qui reçoit notamment les prix de l’Institut de France et de l’Aéro-Club de France ; celle de Didier Pineau-Valencienne, qualifiée de « page-turner » par la presse (2003). De nouvelles pistes, celle d’histoires thématiques : médecine de l’atome au CEA (2005), branche Lafarge Plâtres (1998 et 2004), recherche à la SNCF (1997)…. Des livres points de vue : APM / Repenser l’entreprise (2007) ; François Bernard (2006) ; L’Artésienne, la Scop qui imprime plusieurs de nos livres (2007) ; Siparex (1998, 2003, 2008)… Des Livres de marque : Arrivé / Maître Coq (2002) ; Choco BN/Biscuiterie Nantaise 1997) ; Danone, avec P. Labasse (2004) ; Isigny (1999 et 2001), Peugeot (2001)… sans oublier le logement, avec Domial en Alsace (2009), ICF/SNCF La brique et le rail (2007)…

 

Durant toute cette période, nous travaillons avec des éditeurs comme La Documentation Française, Confluences, Jean-Pierre de Monza, Romain Pages, nous développons notre partenariat avec le Cherche Midi Editeur, fait grandir notre propre enseigne d’édition, d’abord EPH-Editions Public Histoire et, à partir de 2008, sous la marque Félix Torres Editeur. Nos ouvrages ont été préfacés par des noms tels que Martine Aubry, Raymond Barre, Luciano Benetton, Daniel Bernard, Jean-Marie Bockel, François Borloo, Bertrand Collomb, Jean-Martin Folz, Marie-Louise Idrac, Louis Gallois, Christine Lagarde, Gérard Larcher, François Michelin, Dominique Paillé, Laurence Parisot, Didier Pineau-Valencienne, Jean-Cyril Spinetta, Michel Crozier et le regretté Jacques Marseille (1945 - 2010).

 

Au tournant d’une nouvelle décennie, la seconde déjà du XXIe siècle, alors que nous installons rue G. Gabillot (XVe), puis rue Saint-Honoré (Ier), la moisson continue, avec des clients devenus des amis : Le Chemin partagé, l’histoire d’EDF en Chine, si elle compte parmi les quelques histoires internationales de groupes français est, sans nul doute, la première d’une entreprise hexagonale dans ce pays du Milieu qui change le visage de notre planète. Le livre (bilingue) Chroniques du bien vivre / A Chronicle of Good Living, restitue à la fois les 150 ans du leader mondial du petit équipement de la maison et l’avènement français et international des arts ménagers, ceux d’un meilleur bien-être chez soi et pour tous. Des métiers, des entreprises et des hommes, raconte l’histoire de Delacommune et Dumont, l’une des plus anciennes entreprises franciliennes, née sous Napoléon en 1812, en couverture, eau courante et aujourd’hui génie climatique… sur tous les toits de Paris et d’Ile-de-France ! Enfin, après Mémoires de lait (1994), réalisé peu de temps après sa naissance, le groupe Sodiaal (Yoplait, Candia) nous a demandé de retracer les vingt premières années de son parcours, celui de l’affirmation – pas toujours facile – de l’un des premiers secteurs agro-alimentaires français, celui des produits laitiers. En bref, l’histoire continue !

 

De 1983 à 2013, que d’histoires, d’entreprises, de rencontres, de découvertes,  d’aventures, de rencontres tout court. Trente ans qui résument notre passion en partage, l’histoire d’entreprise.

 

 


[1] Henry Rousso et Félix Torres, « Quand le ‘business’ s’intéresse à l’histoire », L’Histoire, n° 55, avril 1983.

[2] Olivier Dumoulin, Le rôle social de l’historien, Albin Michel, 2003.

[3] Maurice Hamon et Félix Torres, Mémoire d’avenir. L’histoire dans l’entreprise, préface de François Caron, Paris, 1987.

[4] Elisabeth Gardère, Le capital mémoire de l’entreprise, L’Harmattan, 2003.

 



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