Livre

Dans la boucle de l’hirondelle. Mémoires d’entreprise
Didier Pineau-Valencienne, avec la collaboration de Félix Torres
Albin Michel, coll. « Mémoires d’entrepreneurs », 2004

« Dans la boucle de l’hirondelle, un orage s’informe, un jardin se construit » (René Char, Fureur et mystère).

 

L’objectif

L’un des chefs d'entreprise français les plus en vue des années 1980 et l’un des artisans de la transformation du capitalisme français à cette époque, Didier Pineau-Valencienne a souhaité raconter sa vie d’entrepreneur et la renaissance du groupe Schneider, en restituant les faits, les circonstances et les idées de sa vie de chef d’entreprise.

 

Le récit

D’origine vendéenne, diplômé de l’École des Hautes Études Commerciales (HEC), d’Amos Tuck School (Dartmouth College, New Hampshire) et de la Harvard Business School. entré dans la Banque parisienne pour l’industrie du groupe Empain en 1961, Didier Pineau-Valencienne a vécu la longue modernisation du capitalisme français et livré quelques-unes des grandes batailles industrielles et financières qui ont permis sa modernisation. C’est, dans les années 1970, la mutation de Rhône-Poulenc sous la direction de Renaud Gillet et Jean Gandois, l’un des premiers groupes français à reconfigurer ses activités, du textile à la chimie. C’est, au début des années 1980, la nomination à la tête du groupe Empain-Schneider après le baron Empain, un ensemble de 135 000 personnes, 250 sociétés parmi lesquelles Creusot-Loire, Spie Batignolles, Jeumont-Schneider, Merlin Gerin, la Société métallurgique de Normandie (SMN-DN), HES (machine-outil), la Banque de l’Union européenne (BUE) et un pôle de diverses sociétés belges. Au bord de la faillite, le groupe Empain-Schneider, symbole d’un « capitalisme sans capital » fonctionnant grâce à des nombreuses boucles d’auto-contrôle est sauvé et restructuré, avec la cession de la sidérurgie normande, des chantiers navals de Dunkerque et de la machine-outil, alors que la BUE est nationalisée. C’est le bras de fer avec l'Etat qui conduit en 1984 au dépôt de bilan de Creusot-Loire, épisode qui marque un tournant dans la relation des entreprises avec la puissance publique. C’est, après l’examen du portefeuille stratégique existant, le choix d’un nouveau métier, celui de l’entreprise de Grenoble Merlin Gerin (dont le Groupe n’est alors qu’un actionnaire minoritaire), le transport et la distribution d’énergie électrique.

 

Cette stratégie entraîne les conquêtes de Telemecanique en 1988 puis de Square D en 1991 – la première OPA hostile réussie par une entreprise française outre-Atlantique – avec, en parallèle, les cessions des activités Jeumont-Schneider (JS) et de Spie-Batignolles. Elle débouche sur la naissance d’un nouveau groupe, le conglomérat Empain-Schneider cédant la place à Schneider Electric, un groupe fort de 85 000 personnes et de 50 milliards d'euros de capitalisation boursière. Dans la boucle de l’hirondelle, Didier Pineau-Valencienne nous plonge au cœur des décisions d'un groupe industriel moderne et de la métamorphose des anciens groupes industriels français, la plupart disparates et sans capital, en « géants agiles » mondiaux recentrés sur leur coeur de métier (core business), un ensemble d’activités épurées. Un ouvrage majeur pour comprendre la grande transformation de l'entreprise française et mondiale de la fin du XXe siècle.

 

« J’ai cherché à restituer les faits tels qu’ils se sont déroulés, tels qu’un dirigeant d’entreprise peut les vivre. Les décisions ne sauraient se comprendre sans les idées, sans l’histoire, les stratégies, les  chiffres qui les précèdent et les déterminent ; elles ne se réduisent pas à des conversations d’initiés et à quelques ‘coups’ sans lendemain. J’ai cherché à faire comprendre les ressorts du cheminement d’une grande entreprise, son souci permanent d’organiser et d’impulser l’action des hommes qui la composent. J’ai pris comme modèle le livre majeur d’Alfred Sloan, Mes années à la General Motors (My Years with General Motors)[1], dans lequel ce pionnier du management raconte tout ce qu’il a  entrepris, jour après jour, pour faire triompher cette grande entreprise. J’ai souhaité, dans le même esprit, faire de mon ouvrage un ‘cas’ d’entreprise, qui pourra être utilisé dans les écoles de management et soumis à la réflexion de futurs dirigeants. »

 

Le livre

Collection « Mémoires d’entrepreneurs », broché, 14,5 x 22 cm, 400 pages, tirage de 5 000 exemplaires.

ISBN : 9-782226-151339  Prix : 22 €

 

Sommaire

Avant-propos

1. Les moulins de Mouilleron-en-Pareds

2. D’Empain à Rhône-Poulenc

3. Empain-Schneider, un groupe à sauver

4. Creusot-Loire

5. Renaître. Le choix de Merlin Gerin

6. Telemecanique, une nouvelle dimension

7. Square D. Construire un groupe mondial

8. De Schneider à Schneider Electric

9. Pour conclure : les dix commandements de l’entreprise

 

 

 

Dans la Boucle de l'hirondelle comprend également :

- chronologie générale

- chronologie du dossier Creusot-Loire

- les grandes orientations stratégiques de Rhône-Poulenc en 1975

- la matrice de développement stratégique de Schneider en 1998

- chiffre d’affaires, résultat et résultat net par action du groupe Schneider de 1986 à 2000

 

Alors en cours, l’« affaire belge » n’est pas incluse dans La Boucle de l'hirondelle. L'OPA sur Cofibel en 1993 et les plaintes d’actionnaires minoritaires avaient débouché l’année suivante sur la très ’affaire belge avant que, en 2006, Didier Pineau-Valencienne ne soit acquitté des 143 sur 146 chefs d'accusation pesant sur lui. Présenté lors du procès, Dans la Boucle de l'hirondelle a contribué à une telle issue, en donnant à connaître l’étendue du redressement et de l’expansion réalisés par le groupe Schneider sous la direction de Didier Pineau-Valencienne.

 

 

 

L’histoire continue

Manager de l’Année 1991, président de l’Institut de l’Entreprise de 1993 à 1996, partisan actif de l’installation de la zone euro, Didier Pineau-Valencienne est aussi un passionné des affaires d’éduction. Il  rend deux rapports sur le sujet aux ministres de l'Education Jack Lang en en 1993 et François Bayrou en 1996, dans lesquels  il prône le développement de l'apprentissage, et l'intégration des entreprises au sein des parcours universitaires. En 1997, devenu vice-président, puis président des affaires sociales, vice-président du CNPF, devenu en 1998 le MEDEF, il soutient les stages diplômants. De 199 à 2001, il préside l’Association française des entreprises privées (AFEP). Senior Adviser du Crédit Suisse First Boston, Didier Pineau-Valencienne préside aujourd’hui le Comité des Investissements du fonds de private equity Sagard.

Sous la direction d’Henri Lachman, puis de Jean-Pascal Tricoire, le groupe Schneider Electric a poursuivi son expansion mondiale comme spécialiste global de la gestion de l’énergie. Présent dans 190 pays, il a réalisé en 2011 un chiffre d‘affaire de 22,3 milliards d’euros.

 

Les grandes dates de l’histoire de Schneider Electric sur le site du Groupe :

www2.schneider-electric.com/sites/corporate/fr/groupe/profil/histoire/histoire-schneider-electric.page

 

 

L’histoire du Groupe a été relatée dans Tristan de la Broise et Félix Torres, Schneider. L’histoire en force, Editions Jean-Pierre de Monza, 1998.

 

« Un ‘page-turner’ : quarante ans de carrière d'un grand patron plongé au coeur de l'histoire industrielle et politique de la France »

« Mémoires d'entreprise : l'ouvrage de Didier Pineau-Valencienne mérite bien son sous-titre. Car c'est tout un pan d'histoire industrielle que nous conte ‘DPV’ dans La Boucle de l'hirondelle. Quarante ans de carrière d'un grand patron qui seront aussi des années cruciales dans l'histoire économique française, ponctuées de faillites retentissantes comme celle de Creusot Loire en 1984, qu'il vécut aux premières loges. Et d'OPA réussies, comme celle sur Telemecanique et l'américain Square D, qui lui permettent de reconstruire le groupe Schneider pour en faire un des leaders mondiaux de la construction électrique. (…) Il est beaucoup question dans ce livre de politique industrielle et d'intervention de l'Etat. Des mots remis au goût du jour par l'actuel ministre de l'Economie et des Finances, Nicolas Sarkozy, pour régler le dossier Alstom. (…) Ce livre peut d'ailleurs se lire comme un réquisitoire contre l'interventionnisme étatique. (…) Dans la boucle de l’hirondelle, qui résulte de dix années de prises de notes quotidiennes, se révèle d'une lecture  distrayante. Un ‘page turner’ même, comme disent les Américains. Plein d'anecdotes et de révélations, comme lorsque le patron de General Electric, Jack Welch, proposa à Didier Pineau-Valencienne de racheter son groupe… »

 

Les Echos, n° 19167 du 27 mai 2004.

 

 

« L’hymne à l’entreprise de Pineau-Valencienne »

*« C’est près d’un demi-siècle d’histoire industrielle qui défile sous nos yeux. Des restructurations de la sidérurgie dans les années 1970 à la faillite de Creusot-Loire, de la naissance du Schneider moderne à l’OPA hostile sur l’américain Square D, Didier Pineau-Valencienne, l’une des figures marquantes du patronat français, revient sur une vie consacrée au développement d’une entreprise devenue leader mondial. Mais que de chemin parcouru pour en arriver là ! (…). Les récits des OPA sur le français Télémécanique et l’américain Square D sont passionnants. (…) Par exemple ce jour où Jack Welch, le mythique patron de General Electric, fait retarder l’avion de ligne qui doit ramener le président de Schneider de New York à Paris. Ecrit en collaboration avec Félix Torres, historien d’entreprise, les mémoires de Didier Pineau-Valencienne Pineau-Valencienne sont un hymne à l’entreprise et à l’effort. »

 

Le Figaro Economie, 26 avril 2004.

http://mtpf.mlab-innovation.net/fr/sommaire/une-d%C3%A9finition-de-la-notion-dhistoire-du-management/le-management-comptable-et-financier-dans-les-groupes-fran%C3%A7ais.html



[1] Doubleday and Co, 1963 ; traduction française, Editions Hommes et techniques, 1966.

 



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