Livre

Prévoir 100 ans au service de la prévoyance
Alain Borderie
Textuel, 2010

« Le Groupe Prévoir a cent ans et, depuis 1910, il est resté attaché à la vocation qui animait André Angot, son fondateur. Son souhait de proposer une « assurance populaire » a été rendu possible grâce à la solidité d’une société indépendante soutenue par un noyau fidèle d’actionnaires familiaux et salariés. Ainsi, Prévoir compte aujourd’hui, parmi ses 300 000 clients, des salariés, des retraités et des travailleurs indépendants. (…)

Pour bien agir, il faut savoir aussi prévoir… Depuis cent ans, Prévoir agit au service de ses valeurs et d’une performance professionnelle et financière constante dont, certains d’entre vous le savent, j’ai pu bénéficier au cours de ma vie professionnelle. Je souhaite à tous les salariés ainsi qu’aux assurés du Groupe Prévoir de très longues années de santé et de sécurité. Très bon anniversaire ! », Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

 

 

L’objectif

Le Groupe Prévoir fête en 2010 ses cent ans, l’occasion de rappeler et de retracer un parcours original et indépendant fondé sur l’idée de prévoyance pour tous et de faire le point sur le développement actif de la compagnie Prévoir aujourd’hui, en France et à l’international.

 

L’histoire

En 1910, l’assurance décès populaire est presque inconnue en France. Pourtant, un groupe d’investisseurs parisiens et provinciaux, liés entre eux par des liens familiaux et leur appartenance au monde des actuaires, créent à Paris la Compagnie française d’assurance populaire. Devant les difficultés rencontrées, ils font appel en janvier 1914 à un spécialiste de cette branche, André Angot. C’est sous sa direction que la Compagnie française d’assurance populaire va prendre son essor. La Compagnie emménage dans un immeuble haussmannien de « la Nouvelle Athènes », dans le IXe arrondissement, un quartier historique où le Groupe Prévoir réside toujours. Sur le terrain, les équipes de la Compagnie mettent en place un mode de vente original, la « Méthode de vente », reposant sur la lecture aux futurs assurés d’un dépliant, le Petit Livre, et sur leur coopération pour donner des noms de proches à démarcher. Au lendemain de la guerre, la Compagnie française d’assurance populaire donne naissance à deux sociétés, Le Devoir et La Prévoyante, conduites par les mêmes hommes, De l’Entre-deux-guerres aux Trente Glorieuses, de la fin du XXe siècle aux premières années du XXIe siècle, ce qui devient en 1968 le Groupe Prévoir va se développer lentement mais sûrement, sous l’égide d’André Angot, André Jeancourt-Galignani – la famille de la fameuse librairie Galignani, rue de Rivoli –, Maurice Voyer, René de Labrusse et, aujourd’hui, Bertrand Voyer.

Trait marquant de son identité, la stratégie du Groupe Prévoir est bâtie sur le long terme. Contrairement à la quasi-totalité des compagnies d’assurances, y compris les assureurs mutualistes, Prévoir n’a jamais joué la course à la taille. La croissance interne reste le principal moteur du développement d’un Groupe qui souhaite rester indépendant. Comme le souligne Bertrand Voyer : « Nous sommes une authentique moyenne entreprise patrimoniale (MEP), pour reprendre une terminologie chère à Yvon Gattaz. »

Ce qui n’empêche nullement le Groupe Prévoir de se moderniser, lancer de nouveaux produits, partir à l’international, au Portugal, en Pologne, au Brésil, au Vietnam et au Cambodge. En raison du vieillissement considérable de la population dans le monde entier, l’assurance de personnes devrait connaître un nouveau développement important dans les prochaines décennies. Les retombées sur l’assurance de personnes s’avèrent très importantes : comment aider les personnes à bien vieillir à la fois sur le plan de la santé et sur le plan financier ? Comment aider les seniors à bien gérer leur patrimoine et à le transmettre à leurs descendants ? Ce fait majeur du début du IIIe millénaire permet d’être optimiste quant au deuxième siècle d’existence du Groupe Prévoir.

 

 

Le livre

Relié, 24,5 cm x 29 cm, 206 pages, 150 illustrations, tirage : 10 000 exemplaires

 

Sommaire

Préface de Christine Lagarde

1ère partie : un projet, l’Assurance populaire

1. 1910 – 1919 : Fonder une compagnie pour développer en France l’Assurance populaire

2. 1920 – 1929 : Le « Devoir de solidarité », un mode original de distribution de l’assurance

3. 1930 – 1939 : Le Devoir et La Prévoyante face à la crise.

4. 1940 – 1949 : Des années noires à la Reconstruction

2e partie : Développer les métiers vie et décès de l’assurance populaire

5. 1950 – 1959 : Conquérir des foyers nouveaux foyers, conserver les anciens

6. 1960 – 1969 : Prévoir, un groupe d’assurances en pleine croissance

7. 1970 – 1979 : Trouver un nouvel élan

3e partie : s’ouvrir pour conquérir, les nouveaux horizons du Groupe Prévoir

8. 1980 – 1989 : Passage de témoin

9. 1990 – 1999 : Le client d’abord

10. 2000 – 2009 : Se développer en France et à l’International

Vers le nouveau siècle de Prévoir

 

 

L’histoire du Groupe Prévoir avec un film historique =

http://www.prevoir.com/le-groupe-prevoir/identite/cent-ans-dexperience/1910-1948/

 

 

« Mourir est à la portée de tout le monde. Mais mourir quand il le faut… Ou l’on meurt trop jeune, en laissant des jeunes bouches à nourrir, ou l’on meurt trop tard, et on est en charge des autres. A ces deux drames, l’Assurance populaire apporte de l’argent au moment où il en faut le plus. » (Le Petit Livre de la Compagnie française d’assurance populaire).

 

L’assurance populaire au début du XXe siècle

L’Assurance populaire prend naissance en Angleterre au milieu du XIXe siècle sous le nom d’Industrial Assurance. Les initiateurs en sont les compagnies Industrial and General Assurance Company puis Prudential, qui deviendra leader sur ce créneau à côté des Friendly Societies, des sociétés de secours mutuels. Au milieu des années 1870, le mouvement gagne ensuite les Etats-Unis où se créent successivement une Prudential sur le modèle britannique à New Jersey et une Metropolitan Life Insurance Company à New York. Au début du XXe siècle, il se développe au Danemark avec les compagnies Hafnia et Mundus, qui fusionnent en 1905.

En France, Napoléon III est sans doute à l’origine de l’assurance populaire lorsqu’il créé en 1868 la Caisse nationale d’assurances, future CNP. Le plafond de la garantie est fixé à 3 000 francs. Suivront la Garantie Mutuelle Vie, La Fourmilière, la Providence-Vie et surtout la Foncière populaire, fondée en 1903. La parution de la loi du 17 mars 1905 qui impose un contrôle de l’Etat sur les sociétés étrangères d’assurances sur la Vie, de Capitalisation et d’Epargne change la donne : les filiales de sociétés américaines comme Mutual Life, Equitable, New York, et les succursales françaises d’assureurs belges, comme Antverpia, Constantia ou Le Sauveur, préfèrent quitter la France ou cesser leurs activités. Seules subsistent les compagnies françaises à partir de 1910 la Compagnie française d’assurance populaire.



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