Livre

De Mata-Hari à Internet. Le roman vrai de l’Argus de la presse
Boris Dänzer-Kantof et Sophie Nanot
Hervas, 2000

« Bercées par l’évocation de l’histoire centenaire et familiale de l’Argus, nous avons voulu en savoir plus et rendre hommage à notre père et à notre grand-père, mais aussi à toutes celles et à tous ceux qui ont construit cette société.

Nous avons souhaité qu’une ‘vraie’ histoire de l’Argus soit écrite pour dépasser la simple tradition orale. Et, grâce à ce livre, nous avons découvert, non sans fierté, que notre agence, née en 18769, est l’une des plus anciennes sociétés de coupures de presse au monde et qu’elle est même à l’origine de l’idée de coupure de presse !

C’est pourquoi nous espérons que vous lirez avec intérêt un récit qui croise nombre de figures de l’histoire de France – comme le général de Gaulle –, des arts et de la littérature. Cette démarche nous a semblé nécessaire à l’heure où notre métier s’apprête à changer radicalement. Né avec l’essor de la presse, l’Argus de la presse saura accompagner les révolutions de l’imprimé dans le IIIe millénaire. », préface de Laurence d’Aramon et de Lorraine Hovelacque.

 

 

L’objectif

Retracer l’histoire de l’Argus de la presse et notamment ses origines, peu ou mal connues, en déterminant son fondateur véritable et en légitimant la revendication de l’entreprise actuelle d’avoir inventé l’activité de coupure de presse… à l’heure de la révolution numérique. Le roman vrai de l’Argus de la presse confirme cette antériorité tout en racontant aussi la modernisation continue d’une société de 125 ans au cœur de l’industrie de la presse.

 

L’histoire

Comme l’établit Le roman vrai de l’Argus de la presse, on doit à la France du XIXe siècle non seulement l’agence de presse, le télégraphe, le cinématographe et l’aéroplane, mais aussi la coupure de presse ! En 1879, un libraire-éditeur de génie, Alfred Chérié, a l’idée de faire parvenir, d’abord aux artistes, puis à toutes les « célébrités », les extraits de presse les concernant, soigneusement lus, découpés et collés… Ses premiers clients s’appellent Boulanger, Hector Malot ou Paul Gauguin… l’Argus de la presse est né ! Cette origine parisienne restait entourée d’un certain mystère. D’où un siècle de controverses passionnées, en France et à l’étranger. Alfred Chérié, éditeur boulimique et curieux de nouveauté, est bien l’inventeur de la première agence de coupure de presse au monde, dans le cadre d’un journal destiné aux artistes, le Moniteur des Arts. Son idée, reprise et transposée à l’étranger entre 1880 et 1890, va donner naissance à un grand nombre d’agences qui deviendront logiquement des correspondantes de l’Argus de la presse français et parisien…

Il faut pourtant attendre le rachat en 1890 par un jeune aristocrate originaire de Semur-en-Auxois, Auguste Pelletier de Chambure, pour que l’Argus de la presse, jusque là une intuition prometteuse, se transforme en véritable entreprise. Auguste de Chambure porte l’entreprise vers la notoriété et en fait une institution. Hommes politiques, écrivains, journalistes, artistes, mondains, mais aussi sociétés commerciales et industrielles se « mettent à l’Argus ». Très vite, l’Argus de la presse devient un instrument indispensable de contrôle de l’information écrite, le miroir de la fameuse Mata Hari, une source d’inspiration pour les collages des peintres cubistes et des surréalistes.

Aujourd’hui, l’Argus de la presse reste une entreprise moderne. L’écran des ordinateurs a remplacé les « bibles » papier d’antan. Un nouveau continent s’est ouvert, l’Internet, propulsé par son instantanéité et par ce « cyber-monde » inattendu qu’il s’agit désormais d’observer. « Vieille » idée du XIXe siècle, du temps de la photographie, du télégraphe et de la presse écrite, l’Argus entre sans façon dans le XXIe siècle, avec ses mille yeux, numériques désormais, pour scruter chaque bit de réseaux sociaux à l’échelle planétaire…

 

Le livre

Relié, 18 cm x 25 cm, 144 pages, tirage : 3 000 exemplaires, préface de Laurence d’Aramon.

ISBN : 2843340136

 

Sommaire

Préface

L’Argus de la Presse, une entreprise bien française

1. Inventer la coupure de presse

Qui a créé l’Argus de la Presse ?

Alfred Chérié, le fondateur 

Vendre « une affaire qui ne pourrait jamais devenir mauvaise »

Auguste de Chambure : « Une poigne, une vraie volonté pour développer l’Argus »

La coupure de Presse, une invention française

2. La « Belle Epoque » de l’Argus

« Pendant plus de 20 ans, ma vie fut difficile »

Les belles années d’Auguste de Chambure

« Le travail est simplifié et rationalisé à l’extrême »

Au miroir de l’Argus

La coupure de presse, source de l’art moderne

Les vertiges d’une institution littéraire

Du monde politique à la société industrielle

« A part l’Argus, rien de ce que j’ai tenté n’a réussi »

3. Redémarrer, grandir

Un nouveau départ

« Monsieur Gérard »

Dans le « temple de papier 

Des stars aux entreprises, l’arrivée d’un nouveau public

Les temps changent

4. Aujourd’hui, le nouvel Argus

Une nouvelle génération familiale

De l’informatique aux 35 heures, les révolutions du quotidien

Communiquer et mesurer

Nouveaux besoins, nouveaux services

Conclusion : Vers l’Argus numérique

Et un lexique inédit de l’argot de métier de l’Argus !

 

L’histoire continue

Sous l’égide de Laurence d’Aramon, présidente de l’Argus de la Presse, une 4e génération familiale a pris le relais avec, à partir de 2008, l’accession d’Alexis Donot à la direction générale. Dès le tournant du XXIe siècle, l’Argus de la Presse a résolument enfourché la vague numérique : lancement d’une veille du web, du portail Argus Médias, accès unique à l’ensemble des prestations et contenus de l’Argus de la presse, du pôle Contacts Médias, du blog Culture RP, création des pôles d’activités Younomie et Aura Mundi, études d’audience médias, solutions digitales de veille médias : application smartphones et tablettes… Toujours à la pointe de l’innovation, l’Argus de la presse et ses 450 collaborateurs accompagnent plus de 10 000 entreprises et agences de communication dans tous les secteurs d’activité,

 

Pour en savoir plus =

www.argus-presse.fr

 

 

« De l'idée du libraire-éditeur, Alfred Chérié, de faire parvenir aux célébrités les extraits de presse les concernant à ‘l'Argus de la presse’ version 2000, l'histoire de cet instrument d'information et de contrôle, miroir brûlant pour certains, source d'inspiration pour d'autres. », lecteurs.com

 

 

« Ecrivez, écrivez ! Vous recevrez (peut-être) des coupures de presse.... », Laurence d’Aramon

 

« Le courrier arrive... C’est toujours un moment particulier et délicieux que d’ouvrir l’enveloppe envoyée par l’Argus de la presse. Des coupures de presse soigneusement découpées et étiquetées s’en échappent. Une lettre, des bouts de journaux ou de magazines… le fait est indiscutable. Quelqu’un a lu MON dernier livre ! Mieux, il a décidé d’écrire à son sujet ! Soyons francs : le soulagement est intense. L’auteur recommence à exister. Ecrire (et publier), actes douloureux s’il en est, ne sont pas des opérations suffisantes. Elles suscitent au contraire un sentiment d’attente. Une écriture personnelle se nourrit de l’écriture des autres. Et celle-ci nourrit en retour celle-là. Que serait en effet un ouvrage sans critiques, sans lecteurs publics ?…

A vrai dire, que contiennent ces coupures de presse ? A mes yeux, la question est secondaire. On les lit facilement, on les classe sans problèmes en quelques grandes catégories. Il y a ceux qui ont (vraiment) lu ou parcouru votre texte et ceux qui se contentent de reprendre le dossier de presse ou le résumé en 4e de couverture qui en tient lieu. Il y a ceux qui lui consacrent un ‘vrai’ article et ceux qui le condensent en quelques lignes brèves (les pires peut-être). Il y a ceux qui en disent du bien, ceux qui restent neutres (ou indifférents), ceux qui n’aiment pas, critiquent, détestent même. Le roman vrai de l’Argus de la presse m’apprend que Sacha Guitry avait demandé qu’on ne lui envoie que les critiques positives… Jean Cocteau n’osait  même pas quant à lui ouvrir ses enveloppes de presse…

La coupure de presse est, semble-t-il, une invention française. Faut-il s’en étonner dans un pays où (presque) tout le monde se pique de littérature, où chacun jette ses pensées dans un journal intime ou travaille secrètement à un premier roman ?… Pour être publié, célébré, reconnu. D’où l’attente de la précieuse enveloppe, celle où l’on parle précisément de vous… Ecrivez, écrivez ! Vous recevrez (peut-être) des coupures de presse.... »



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